
J´ai donc décidé de rester 2 semaines à Sucre, la capitale bolivienne, en tant que bénévole à l´orphelinat « Hogar Tata San Juan de Dios ». Donner un peu de mon temps et beaucoup d´affection aux enfants, c´est ma façon à moi d´aider la Bolivie, un pays qui en a tant besoin…
A peine arrivée à Sucre, j´ai ainsi passé un entretien auprès de la Soeur Clémentina qui en 20 minutes m´a confiée la charge des petits (j´avoue je m´étais plutôt imaginée avec les plus grands…). Et voilà, ça fait maintenant 10 jours que je vais à l'orphelinat matin (8h-12h) et après-midi (14h30-17h30), du lundi au samedi. Je m'occupe des 0-2 ans avec 2 autres volontaires : Jane, une nurse irlandaise et Claudia, une allemande de 19 ans, en plus du personnel permanent : une nurse et 2 aides dont 1 dédiée au ménage. Nos « niños » sont 22 et sont plein de vie! Chacun avec son caractère : il y a Margarita, la bomba et cheftaine ; Luis, mon chouchou qui est un peu comédien aussi ; Benito, le gourmand ; Wendy, la rêveuse ; les jumeaux Juan-Carlos et Juan-José… Et encore là je ne vous parle que des plus grands !
Comme dans tous les orphelinats, les enfants ont été soient abandonnés (mère décédée, famille trop pauvre ou trop nombreuses, naissance non désirée, etc.), soient maltraités (problèmes d´alcoolisme très présent en Bolivie) ou sont ici pour un temps jusqu´à ce que leurs parents puissent ou veuillent les reprendre… Chacun a son histoire, certains sont adoptables d´autres non ; cependant, tous ont la chance d'avoir atterris ici.
Outre ma vie à l´orphelinat, il y a aussi Sucre qui est une ville très agréable à habiter. C´est une belle ville de 200.000 habitants au climat agréable qui a su préserver son patrimoine architectural colonial et qui a un joli mélange de traditionnel et de moderne (cinéma, bar, beaucoup d´étudiants, chouettes restos, …). Comme Cuenca ou Arequipa, c´est une « ciudad blanca » avec de magnifiques églises et bâtiments coloniaux blancs à tous les coins de rue, et en toile de fond les montagnes de la « Cordillera de los Frailes ». Les gens y sont très accueillants et il y a une « micro-société de gringos » (beaucoup de jeunes européens et canadiens en fin d´étude qui viennent travailler quelques mois dans des ONG) auquelle je me suis intégrée. Ainsi, après mes journées physiques avec mes bambinos, je passe des soirées très agréables entre plans ciné, cours de salsa, petits restos ou petits bars.
Sucre est aussi pour moi la ville des retrouvailles. Et oui, j´ai croisé Diane (connaissance de cuyabeno), passé une soirée avec Yves (toujours la jungle équatorienne) et 3 avec Karen (oui, oui, l´américaine de Baños). Bref, j´ai une vie bien remplie ici et cet arrêt est une très belle parenthèse de mon voyage… |